Le solaire comme alternative

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est engagé à faciliter l’accès à l’énergie en optant pour une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables. En adéquation avec le PNDES, la politique sectorielle de l’énergie esquisse les principales stratégies et actions du gouvernement en matière de réforme et de transition vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

La mise en œuvre de cette politique s’articule autour de sept (07) axes stratégiques : développer la production énergétique de sources renouvelables ; renforcer la production thermique d’électricité ; accroître l’accès des populations aux services énergétiques modernes ; promouvoir l’efficacité énergétique ; promouvoir la coopération régionale en matière d’énergie ; assurer la disponibilité des hydrocarbures en qualité et en quantité ; assurer la stabilité financière du secteur de l’énergie.
Les énergies renouvelables, une alternative salutaire

Pour faire face au déficit énergétique au Burkina, des actions fortes sont mises en route. Il s’agit principalement de la construction et de la mise en service de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli de 33 mégawatts qui produit l’équivalent de 5 % des besoins énergétiques actuels du pays, estimés à 270 mégawatts.
L’un des projets les plus avancés est la centrale solaire de 20 mégawatts de Koudougou. Il y a également la construction de cinq centrales solaires photovoltaïques de puissance cumulée de 67,5 MW, et la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 22 MW à Mana, dans la région de la Boucle du Mouhoun.
En sus, plusieurs initiatives sont déployées parmi lesquelles le programme d’installations solaires sur les bâtiments publics, les écoles, et les hôpitaux de 39 MWc, et l’éclairage public de 200 km en lampadaires solaires photovoltaïques, et les programmes d’électrification rurale par de petits systèmes de kits solaires photovoltaïques. Il y a également le projet Back up solaire, pour l’équipement à moindre coût des ménages en solaire.

Des projets de source thermique et les importations

Au compte des projets de source thermique et des importations, le gouvernement a entrepris plusieurs actions visant la réduction du déficit énergétique. Il s’agit notamment, du renforcement du parc de centrales thermiques existant de la SONABEL par une puissance additionnelle de 195 MW, du renforcement de la centrale électrique de Fada par une capacité additionnelle thermique de 7,5 MW, de la construction de la ligne 225 kv avec un apport de 85 MW de puissance complémentaire. Il y a également la construction d’une centrale thermique de 50 MW à Gounghin en partenariat avec la société GREKKO.

Dans le cadre de l’intensification de l’accès des populations à l’énergie, quarante-deux (42) localités ont été électrifiées par le Fonds de Développement de l’Electrification (FDE). Dans ce processus, plus de 2 300 nouveaux ménages ont désormais accès à l’électricité en milieu rural.

Dans la même lancée, le FDE a mis en route en mars 2018, le projet d’électrification décentralisé de 45 localités dans les provinces du Ziro et du Gourma. A cela, il faut ajouter l’électrification de dix-huit (18) localités par le Projet de Renforcement des Infrastructures électriques et d’Electrification rurale (PRIELER), l’électrification de soixante-dix-neuf (79) localités par le Projet d’Appui au Secteur de l’Electricité (PASEL) et l’électrification par systèmes solaires photovoltaïques, des infrastructures sociocommunautaires de cinquante-neuf (59) localités en milieu rural.

Concernant les interconnexions intérieures, le département a, entre autres, à son actif l’interconnexion électrique entre Ouagadougou-Ouahigouya, et la ligne Kaya-Dori avec le raccordement des localités de Bourzanga, Namsiguia, Bani, Yalgo, Tougouri et Pissila.

La ligne d’interconnexion Bolgatenga-Ouagadougou, vient renforcer la capacité de la SONABEL avec 100 MW.

Par ailleurs, des avancées significatives sont enregistrées dans l’efficacité énergétique. Il s’agit de l’installation de 26 252 lampes à diode électroluminescente (LED) dans la région de l’Est, dans le cadre du projet d’installation de 1 500 000 LED en remplacement des lampes à tube fluorescent. A cela, il faut ajouter le renouvellement de 3 000 lampadaires LED dans le cadre du projet destiné à l’éclairage public de la ville de Ouagadougou, et la livraison de 16 498 lampes solaires dans 239 écoles.
La libéralisation du secteur en ligne de mire.

Pour libéraliser la production d’énergie et permettre les investissements privés, de même que l’entrée d’indépendants et d’auto-producteurs dans le processus de production, les autorités ont adopté en 2017, une loi portant réglementation générale du secteur de l’énergie. Bien que le réseau de transport reste le monopole de la SONABEL, le nouveau texte renforce le désengagement de l’Etat qui avait débuté en 2004.

A côté de toutes ces actions, l’Agence nationale des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique (ANEREE) a été créée avec pour missions de susciter, animer, coordonner, faciliter et réaliser toutes opérations ayant pour objet le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique au Burkina.