La femme est une actrice majeure du développement, qui ne saurait s’imaginer sans sa participation. C’est le postulat auquel adhère le président Roch Marc Christian Kaboré. Dans son programme politique, il définit les grands axes de la gouvernance en matière de promotion de la femme et de la jeune fille, en conformité avec la dynamique de développement du capital humain qu’il entend insuffler. Des actions prioritaires sont donc déployées par le gouvernement pour accroître l’implication et la participation féminine au processus de développement.

Les mesures prises dans le cadre de la politique nationale Genre ont permis de réaliser des progrès dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à la terre et de la participation des femmes à la vie politique.

Le gouvernement a aussi adopté une politique nationale de sécurisation foncière qui accorde 30% de terres aménagées par l’Etat aux femmes. Au 30 juin 2016, plus de 38% de terres nouvellement aménagées par l’Etat avaient été attribuées aux femmes. Par ailleurs, le président du Faso envisage la relecture de la loi sur le quota portant 30% de représentativité des femmes sur les listes électorales,

Sur le plan de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles, la mise en place de mécanismes appropriés de financement de leurs activités rémunératrices, et d’appui à la formation professionnelle, a permis la création de nombreux emplois en faveur de la femme. Le Programme d’Autonomisation économique des Jeunes et des Femmes (PAE/JF) a été créé et mis en œuvre. Il a permis de financer plus de 13 000 micro-projets.

Toujours dans la dynamique de l’autonomisation des femmes, pour renforcer l’accès des femmes au crédit, les mesures suivantes ont été prises :

– la finalisation du plan d’actions de la stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin ;

– la formation de 11 500 femmes, dont 200 à l’entrepreneuriat, 500 aux principales filières de production et 11 000 à l’éducation financière ;

– l’ouverture d’une ligne budgétaire de 200 millions FCFA au Fonds burkinabè de développement économique et social pour le financement de l’entrepreneuriat féminin ;

– le renforcement des capacités (matérielles et financières) des structures de prise en charge de l’entreprenariat féminin ;

– la réalisation d’une étude sur la problématique de l’accès des femmes aux superficies aménagées par l’Etat ;

– le financement de 17 associations/groupements féminins intervenant dans le domaine de la transformation des produits agroalimentaires.

En matière d’éducation, le gouvernement burkinabè a pris en charge 6 000 jeunes filles victimes ou à risque de mariage précoce par le paiement de leurs frais de scolarité. 831 jeunes filles ont été identifiées par enquêtes sociales et bénéficieront de bourses versées par le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, dans le cadre du Projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel.

Aujourd’hui, presqu’autant de filles que de garçons sont scolarisés dans le primaire avec un taux brut de scolarisation de 86,4% pour les jeunes filles. En outre, 60 adolescentes ont été sélectionnées pour bénéficier de la subvention de la formation professionnelle innovante dans les domaines de la plomberie, de la mécanique et de l’électronique.

Un protocole est en cours de signature avec la Fédération des Caisses populaires du Burkina (FCPB) pour le financement de 1 450 projets individuels d’adolescentes.