Elu président du Faso dans un contexte post-insurrectionnel, Roch Marc Christian Kaboré, conformément à ses engagements, s’est attelé à renforcer les bases d’un Etat de droit démocratique et exemplaire, à travers de grandes réformes politiques.

L’adoption de la Stratégie nationale de Promotion de la bonne Gouvernance (SNPG) 2018-2019 et de son premier plan d’actions 2018-2020 concourt à améliorer les résultats en matière de bonne gouvernance. L’élaboration de six avant-projets de codes d’éthique et de déontologie au profit de six ministères s’inscrit dans cette dynamique. La réforme de plusieurs institutions comme l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE/LC) et le Conseil supérieur de la Communication (CSC) montre aussi l’engagement du chef de l’Etat à promouvoir la bonne gouvernance.

Le passage à une Ve République, fondée sur le renforcement de l’équilibre des pouvoirs, fait partie des engagements forts du président Roch Marc Christian Kaboré pour l’instauration d’un Etat de droit démocratique au Burkina Faso. Une commission constitutionnelle a été mise en place à cet effet, avec à la clé l’élaboration par consensus d’un avant-projet de Constitution. Parmi les grandes mesures de cette nouvelle Constitution, on note la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, consécutifs ou par intermittence, ainsi que le renforcement des pouvoirs du parlement et de l’indépendance de la justice.

La promesse du président du Faso de rendre effectif le vote des Burkinabè de l’extérieur s’est matérialisée par le vote du texte relatif à la modification de la loi portant code électoral par l’Assemblée nationale le 30 juillet 2018. Avec l’adoption de cette loi, les Burkinabè de la diaspora pourront exercer leur droit de vote en 2020.
Conscient des aspirations du peuple burkinabè pour une justice indépendante et équitable, le président Kaboré a été respectueux des aspirations populaires exprimées sous la transition par la réforme de l’appareil judiciaire. Inscrivant son action dans la continuité de ces aspirations, il a procédé à l’application des textes pris sous la Transition ,à savoir la Politique nationale de la Justice (PNJ) dotée d’un plan d’actions prioritaires (2014-2019) et le Pacte national pour le renouveau de la justice.
Afin de renforcer l’indépendance et la crédibilité de la justice, plusieurs autres actions ont été menées au nombre desquelles, le retrait du chef de l’Etat de la présidence du Conseil supérieur de la Magistrature, l’adoption en 2016 de 13 décrets d’application consacrant l’indépendance de la justice.

La dépolitisation de l’armée fait également partie des grandes réformes entreprises par le chef de l’Etat. Il s’agit de faire de l’armée, qui a joué un rôle majeur dans la gestion du pouvoir d’Etat depuis l’indépendance du pays, une armée véritablement républicaine, cantonnée dans son rôle de défense de la patrie et respectueuse des institutions de la république comme dans tout Etat de droit démocratique. Sa réorganisation est inscrite dans le plan stratégique 2018-2022 pour la réforme des Forces armées nationales (PSR 2018-2022) adopté en décembre 2017.