Défense et sécurité : Des réformes pour plus d’efficacité et de réactivité

Réformer l’armée pour l’adapter à l’évolution de son temps, telle est la volonté exprimée de Roch Marc Christian Kabore, président du Faso, chef suprême des armées. A cet effet, la réorganisation de l’armée a été inscrite dans le plan stratégique 2018-2022 pour la réforme des forces armées nationales (PSR 2018-2022), adopté par décret en décembre 2017. Ce plan comporte trois axes stratégiques que sont le renforcement de la déontologie et de l’éthique militaire, le renforcement de la gouvernance, le renforcement de la responsabilité.

En outre, une loi de programmation militaire quinquennale 2018-2022 a été adoptée, afin de mieux répondre aux besoins en matériels et équipements des forces de défense et de sécurité. La mise en œuvre de cette loi devra mobiliser des ressources évaluées à plus de 725 milliards F CFA sur les cinq ans.

Le processus de dépolitisation de l’armée a aussi été engagé en même temps que la professionnalisation de l’institution, à travers le renforcement de ses capacités opérationnelles. Déjà, les efforts déployés ont permis une réorganisation des Forces armées nationales dans toutes leurs composantes, sous le commandement unique du chef d’Etat-major général des armées (CEMGA). Le projet de Constitution de la Ve République intègre des dispositions qui garantissent l’ancrage républicain des forces de défense et de sécurité, bâties sur le principe de la subordination du militaire au politique en démocratie.

Une armée engagée dans la lutte contre le terrorisme

Le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, est sous la menace de mouvements terroristes dont les activités criminelles peuvent saper la confiance des investisseurs et de la population. Pour gagner la guerre asymétrique que nous impose l’hydre terroriste, les services de renseignement ont été réorganisés avec l’adoption en octobre 2017 d’une loi y relative. Le texte de loi instaure un Conseil national du renseignement qui supervise l’Agence nationale de Renseignement (ANR).
Sur le terrain, les forces de défense et de sécurité se battent vaillamment contre la nébuleuse terroriste et toutes les forces du mal qui nourrissent le dessein funeste de plonger le Burkina Faso dans le chaos.

Au Sahel, le Groupement des Forces armées antiterroristes (GFAT), affecté dans le septentrion burkinabè est engagé dans des opérations de sécurisation. Cette unité opérationnelle interarmées, composée d’éléments de la première région militaire, d’éléments du 25e Régiment parachutiste commando de Bobo-Dioulasso et des éléments des autres régions militaires, mène un travail remarquable.

L’Unité spéciale d’Intervention de la Gendarmerie nationale (USIGN) et l’Unité d’Intervention polyvalente de la Police nationale (UIP-PN) sont en première ligne dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme dans les villes.

L’opération Otapuanu lancée dans la région de l’Est en mars 2019, sur instruction du chef suprême des armées, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, a permis de sécuriser la région, de détruire des bases terroristes, de restaurer l’autorité de l’Etat et de redonner le sourire aux populations de cette région.
A la suite de l’opération Otapuanu, vient d’être lancée l’opération Ndofu dans les régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel.

Les Forces de défense et de sécurité sont aussi engagées dans la lutte contre le terrorisme au sein du G5 Sahel à travers leur participation à la Force conjointe, qui regroupe les éléments des cinq pays membres (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie). Elles sont également à pied d’œuvre dans plusieurs missions onusiennes, dont la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). Le Burkina est l’un des pays fournisseurs de casques bleus à la MINUSMA. Notre armée est également présente au Darfour.